Marne crayeuse
 
(GIF) (GIF) La Marne crayeuse se situe dans la région naturelle dite de la « Champagne sèche ». Elle tire son nom de la craie qui favorise les infiltrations aux dépens des écoulements de surface.

Connaissances hydrauliques

Les rivières sont principalement générées par les écoulements de nappes. La nappe de la craie a une forte influence sur les crues de printemps (avril/mai) car elle est haute. Elle favorise, alors, la propagation des crues.

Les inondations en Marne moyenne peuvent avoir trois causes : des bouchons hydrauliques sur les affluents (1910), des débordements directs de la Marne et de petits affluents, et la remontée de la nappe.

L’origine des crues par débordement peut être trouvée dans la coïncidence de facteurs défavorables :

  • la concomitance des crues de la Marne et de la Saulx ;
  • le barrage du Der est déjà plein ;
  • de fortes précipitations.

Les infrastructures parallèles à la Marne en fond de vallée (canal et voie ferrée) ont enserré le lit d’expansion des crues. Elles limitent ainsi la capacité de stockage du lit majeur.

La capacité de stockage du lit d’expansion de la Marne entre Vitry et Epernay a été estimée à 230 millions de m3 (à comparer avec les 350 millions de m3 du lac du Der).

Le rôle joué en crue par la nappe alluviale, dans le contexte géologique particulier de la Champagne crayeuse, n’a pas été clairement élucidé.

Les zones inondées et inondables

La Marne moyenne est la zone d’expansion des crues la plus importante du bassin de la Marne (environ 15 000 ha). L’hydrologie des crues reste influencée par le lac du Der.

Sur la Marne, en amont de la Chaussée, une vaste plaine d’expansion des crues est présente sur 2 km de large.

La zone d’extension des crues ordinaires, aujourd’hui largement cultivée, est limitée en rive gauche par la voie SNCF et en rive droite par le canal latéral.

Les contours de crue de 1983 et 1910 révèlent ainsi une quasi-superposition entre ces remblais, à deux exceptions près ;  le quartier St-Martin à Châlons, maintenant largement remblayé ;  la zone de Juvigny submergée en 1910 par rupture de la digue du canal latéral (en Marne vignoble).

Le large fond de vallée constitué par le lit majeur est pratiquement toujours inondé.

Au regard de la vallée principale de la Marne, la superficie inondable par les affluents est très faible. Toutefois, les crues d’avril 1983 ont entraîné des débordements dans la partie aval de la Blaise.

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